26-Dédensifier pour pouvoir densifier l’occupation


C’est en en faisant le moins qu’on fait le plus
L’idée commune que l’on se fait de l’architecture revient souvent à l’action de construire, au fait d’ajouter de la matière. Le projet le plus banal est ainsi toujours inauguré au moment où le maître d’ouvrage pose les premières pierres.
A contrario, nous pensons que la qualité du projet peut aussi résider dans la déconstruction qu’il opère. Il s’agirait donc de créer un projet en creux, en soustraction, consistant à enlever de la matière plutôt que d’en rajouter.
Cette démarche s’inscrit dans une logique plus globale d’économie de projet. En effet, l’hyper- consommation de notre société et l’épuisement des ressources qui en résulte n’est pas la seule voie pour se développer.
A Olliergues, nous souhaitons pouvoir redonner une structure au centre-bourg à partir de l’essence même de ce qui est déjà là et de ce qui, aujourd’hui même, est de trop.
C’est également dans cette optique que notre ana- lyse du périmètre d’étude a porté une égale impor-tance aux pleins et aux vides.
Ceux-ci sont tout autant porteurs de la qualité d’un lieu, dans un rapport direct aux paysages et aux usages. Ils ne leur manquent souvent que le fait d’être révélés.
De plus, l’exode rural et la nette baisse démogra- phique qui ont touché Olliergues ces cent dernières années sont en adéquation avec cette démarche soustractive de projet.
En effet, en considérant la perte d’habitants et la sous-occupation des habitations du périmètre d’étude, il ne semble pas raisonnable de surinves- tir l’offre de logements par de nouvelles constructions.
La première étape consiste plutôt à garantir l’amélioration de la qualité de vie des habitants pour, dans un second temps, attirer une nouvelle population à Olliergues et subvenir à leurs attentes en matière d’habiter. 




Il est aisé de constater que les dernières modifications significatives du bâti du bourg ont été réa- lisées, par petites touches et par des propriétaires privés, dans le but d’améliorer le confort et le plaisir d’habiter.
Si ces dernières transformations sont parfois dis-gracieuses en rupture technologique et typologique avec l’architecture en pierre préexistante- elles traduisent néanmoins la volonté des habitants de continuer à vivre dans ce lieu en produisant les conditions nécessaires à une certaine forme d’épa- nouissement... 



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